Un nouveau danger dans nos assiettes?

Auteur : Fanny Minime

Une tribune a été publiée ce lundi 16 avril dans le journal "Libération" par un collectif de chercheurs, cancérologues, médecins et toxicologues du CNRS, de l’Inserm et de l’Inra, dénonçant les effets néfastes que pourraient avoir les inhibiteurs de la succinate déshydrogénase (SDHI) sur la santé humaine. Cette alerte a été lancée sous l'impulsion de Pierre Rustin et avec l'aide de la direction de la communication du CNRS. Des chercheurs de Firendo ont également fait partie de ce projet.

 

Les inhibiteurs de la succinate déshydrogénase (SDHI) sont connus depuis longtemps pour être utilisés dans l’agriculture comme fongicides afin de limiter la prolifération des champignons et moisissure. Ils sont également utilisés pour l’entretien des pelouses. Or, leur mode d’action inquiète les scientifiques signataires de la tribune. En effet,  les SDHI bloquent la respiration des cellules des champignons en inhibant l’activité de l’enzyme SDH (succinate déshydrogénase), ou complexe II de la chaîne respiratoire qui est  une enzyme  clé de la chaîne respiratoire mitochondriale. Les chercheurs ont pu montrer au laboratoire que les SDHI bloquent aussi très efficacement tant la SDH des nématodes ou des vers de terre que la SDH humaine. Ceci est d'autant plus inquiétant que l'on sait que la perte de fonction, partielle ou totale, de l'activité SDH provoquée par des variants génétiques provoque de graves maladies neurologiques humaines, ou conduit au développement de tumeurs et/ou de cancers.

Une véritable estimation des dangers et des risques devra être réalisée par des organismes publics indépendants des industriels distribuant ces composés et des agences ayant donné les autorisations de la mise sur le marché.

 Pour plus d'informations, cliquez ICI